Dieu est impartial, il ne compare jamais !
27 oct
Article mis en ligne le 1er novembre 2013

Y a-t-il meilleure « bonne nouvelle » pour notre temps que celle de l’impartialité de Dieu, proclamée aujourd’hui avec les mots de Ben Sirac le Sage et de Paul, et souvent affirmée par l’Ecriture ? Le Seigneur « ne fait pas de différence entre les hommes » ; il regarde le cœur, ne s’arrête pas aux apparences, ne juge pas aux actes mais aime tous les hommes ! Il aime les « publicains » mais ne rejette pas a priori les « pharisiens »… s’ils savent se montrer pauvres, en quête de son amour.

L’Écriture nous partage, en ce dimanche, de bien beaux « cris du cœur » attestant combien Dieu est attentif à l’homme (Psaume 33), proche de tous ceux qui l’invoquent : il nous assiste et nous remplit de force (saint Paul), autant que nécessaire. Il est, depuis toujours, le Dieu qui sauve, parce qu’il voit la misère de l’homme, il entend ses cris, et ne peut y rester insensible : « il sauve l’esprit abattu » et veut la joie pour ses enfants. Est-ce bien la foi que nous professons, que nous célébrons ? Est-ce bien le témoignage que nous donnons autour de nous, la Bonne Nouvelle que nous partageons ?

En Dieu et par lui, tout homme a sa chance de salut : le Seigneur est en effet « le juge impartial » (2e lecture) qui rappelle sans cesse l’importance de l’attitude du cœur. Seul compte, à ses yeux, l’amour. Seules importent la manière dont nous accomplissons, au quotidien, les petits gestes du service et du partage, et la manière dont nous prions et nous situons devant lui… Le Seigneur attend de nous un cœur de pauvre, qui ne se fasse pas justice lui-même, comme le pharisien sûr de lui, mais au contraire comme le publicain qui, avec humilité, attend tout de son Dieu.