Qu’est-ce que l’adoration eucharistique ?
Article mis en ligne le 14 janvier 2020

Dans l’homélie de la messe qui clôturait sa visite pastorale, Monseigneur Nahmias nous a demandé de recourir à l’adoration eucharistique ; elle est décrite dans plusieurs textes de l’Eglise.

Benoît XVI écrit dans son Encyclique « Sacramentum Caritatis »(n°66) : L’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même.

L’adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses. Saint Pierre-Julien Eymard.(XIXème siècle)

Dans le tabernacle, Jésus est présent dans sa grande adoration du Père à laquelle il veut tous nous associer. Jésus laisse sa grande adoration à son Eglise… L’adoration, c’est offrir ce qu’on a de meilleur au Père, c’est se remettre à Jésus et avec Jésus au Père. La contemplation est une grâce du Père qui nous attire par son Fils.
Mgr Henri Brincard au Congrès de l’adoration, Paray-le-Monial, 2006
L’adoration est un acte intime, mais aussi missionnaire, évangélisateur. N’est-elle pas l’acte où se révèle que le monde a un cœur et que ce cœur vibre de l’amour qui transforme tout ?
Mgr Dominique Rey, à ce même congrès

Et enfin : l’adoration n’est pas un luxe mais une priorité.
Benoît XVI, Angélus, 28 août 2005