La Famille -3
Article mis en ligne le 23 janvier 2021

Chers amis,
je veux reprendre quelques passages clés de la Lettre Pastorale de notre évêque pour vous inviter à y réfléchir en cellules.

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit » Jn 15, 8.
1/ Transmettre la foi aux nouvelles générations est la première mission de chaque communauté paroissiale. C’est l’affaire de tous, mais bien sûr tous ne sont pas engagés de la même manière : parents, grands-parents, parrains et marraines, catéchistes, animateurs d’aumônerie, chefs scouts, consacrés, diacres, prêtres, etc. Sans oublier la place fondamentale de la prière discrète et du témoignage personnel de chacun auprès de ses voisins et amis.
2/ Vivre du Christ, annoncer le Christ à toutes les générations - et particulièrement aux jeunes et à leur famille - voilà le défi pastoral majeur pour notre Église diocésaine.

Oui, la responsabilité de la transmission de la foi aux jeunes générations est l’affaire de tous.
Chacun à sa place, bien sûr, mais personne n’est affranchi du devoir de s’y intéresser, de le prendre à cœur. D’où la question 1 à débattre en cellule :
quel est notre intérêt réel pour la transmission de la foi aux jeunes générations ?
Qu’avons-nous déjà pu mettre en œuvre chacun à notre niveau ?

4/ On peut légitimement espérer que les jeunes d’aujourd’hui auront la foi demain si nous les aidons à être chrétiens maintenant, à prier et à louer le Seigneur maintenant, à vivre une charité inventive maintenant, à annoncer la Bonne Nouvelle autour d’eux maintenant. Alors comment les aider à être chrétiens maintenant ? En les encourageant à l’intériorité et en les incitant à tisser une relation personnelle avec le Christ ressuscité maintenant.

Pour encourager des jeunes à l’intériorité, il faut qu’existe des réalités de la vie paroissiale où se vit déjà l’intériorité, et il faut aussi ensuite que les jeunes en soient informés et puissent y participer.

Question 2 : quelles sont les réalités paroissiales où se vit déjà l’intériorité ? Quel recensement ?
Que pourrait-on développer de nouveau ? Qu’est-ce que je vis personnellement ? Qu’est-ce qui est déjà vécu par les membres de ma cellule ou de mon oïkos ?

Question 3 : à quelle réalité faut-il convier des jeunes ? Quels jeunes ?

Question 4  : Pour inciter à tisser une relation personnelle avec le Christ ressuscité, avec qui moi-même ai-je déjà échangé sur le sujet ? Avec quelles personnes nouvelles pourrai-je le partager ?

12/ … Le bain mondial dans lequel les jeunes sont plongés est à la fois une vraie ouverture et une source de tension. Ces tensions se manifestent souvent dans les familles où se confrontent des incompréhensions liées à des clivages culturels entre enfants et parents.
13/ Sans nier la réalité de ces clivages, il est bon de chercher les moyens de les dépasser en offrant des espaces de parole entre parents et enfants. Par exemple en se retrouvant le temps d’un repas à table où l’on peut parler. En proposant en famille des temps de prière, de lectio divina et d’échanges afin que la parole circule. En inventant des moyens pour que chacun puisse partager ce qui l’habite et se sente soutenu par la vie familiale.

Question 5 : quels sont les espaces d ‘échanges vrais et profonds au sein de ma famille ? dans les familles de ma cellule ? de mon oïkos ?
Quelle expérience ai-je déjà vécu de la prière en famille ? En ai-je l’envie ? Qu’est-ce que cela suppose ? Peut-on le demander à Dieu comme un cadeau ?

II - Vivre la foi en famille comme communauté de personnes
18/ La tradition de l’Église nous parle de la famille comme d’une Eglise domestique (une Église de maison). En effet, la foi vient traverser toute la vie du croyant, sa vie à la maison comme sa vie professionnelle, et pas seulement les moments explicitement réservés au culte. Cette sanctification de la vie par le baptisé trouve donc une place de choix au sein du cercle familial. Dans notre contexte actuel où tous les membres d’une même famille ne partagent pas toujours la même foi, l’expression extérieure d’une conviction devient plus difficile. Cependant, l’Église continue de proposer à la famille chrétienne de prier ensemble, de servir les pauvres ensemble, de participer en communauté familiale à la vie cultuelle.

Cette question est à la fois sensible et primordiale. La vie de foi en famille se construit sur la durée.
Il faut s’y prendre déjà avec tous les membres de la famille qui le veulent bien.
La contrainte morale ou psychologique sur les récalcitrants provoque souvent l’effet contraire de celui recherché. Mais l’exemple joyeux de ceux qui le vivent est toujours payant à long terme.
Commençons avec les membres de la famille qui le veulent bien.
Le climat chaleureux qui s’ensuivra fera le reste, même si cela prend du temps.
Ce qui compte, c’est beaucoup plus la régularité et la fidélité dans la démarche que la durée de chaque temps familial.
C’est un témoignage de foi que se donnent mutuellement les croyants en se centrant ensemble sur le Christ. Et ce témoignage de foi est fécond pour les membres du foyer qui se tiennent encore à l’écart du Christ.
C’est bien le fait d’être ensemble, unis par une même foi et une même charité, qui touche le cœur de Dieu. C’est dans le cadre familial, c’est par l’exemple des générations plus anciennes qu’on peut s’initier pour les plus jeunes à la vraie prière.
C’est en priant au milieu de ma famille que j’apprends le mieux à prier.
C’est dans la relecture commune de l’histoire récente de la vie de famille que j’apprends à discerner la présence du Christ,
et c’est dans le partage du service aux plus pauvres en tant que communauté familiale que se forgent les grands chrétiens de demain.

Cela vaut donc la peine d’en parler entre vous !