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Soirée autour du départ de Laure
Veillée du 7 avril
Article mis en ligne le 12 avril 2018
dernière modification le 1er mai 2018
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MOT D’ACCUEIL

Chantal

Bienvenue à vous tous ce soir pour ce temps avec notre sœur Laure Baltaze.
Nous sommes rassemblés dans une église pratiquement 6 mois après son décès.

Parmi nous ce soir, il y a un éventail très varié de personnes, à l’image de son réseau d’amis.
Il y a des croyants fervents, des chrétiens du seuil, des membres d’autres religions et des athées.
Tous, à un titre ou un autre, nous avons été marqués par Laure, par ce qu’elle vivait et qui émanait d’elle.

Ce soir, nous sommes un petit groupe de chrétiens
qui voulons reprendre les questions que beaucoup d’entre nous se sont posés suite à son décès,
et voulons apporter une réponse à la lumière de la foi,
en nous inspirant de la parole de Dieu, de la foi de l’Église,
et en l’illustrant à partir des écrits significatifs de Laure elle-même,
dont va vous parler Anila.

Présentation des cahiers de Laure par Anila Gauvrit

Introduction à la louange
Notre soirée suppose une attitude intérieure préalable de foi.
C’est pourquoi nous allons débuter par un temps de prière gratuite, par un temps de louange pour nous rendre attentifs à la voix de Dieu en nos cœurs, pour nous ouvrir à l’œuvre de l’Esprit Saint,
qui seul peut nous faire partager l’esprit, la mentalité, le cœur de Dieu face au décès de Laure.

Temps de louange

Notre première étape : écouter l’évangile pour rentrer dans la pensée et le cœur du Christ face à la mort d’une personne que nous aimons.

De l’évangile de Jésus-Christ selon Saint JEAN au Chapitre 11

Il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »
Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »
Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit :
« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. »
Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.

Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Commentaire de l’évangile :
Jésus aimait profondément, sincèrement Lazare, Marthe et Marie.
C’est l’apôtre saint Jean qui nous le dit explicitement
Tous les juifs présents l’attestent : Voyez comme il l’aimait !

Et pourtant il n’a rien fait quand Marthe et Marie l’ont fait prévenir de la maladie grave de Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Ce n’est pas par peur de la haine des juifs qui l’attend s’il revient à Jérusalem puisque justement il va revenir.
Et Jésus dit clairement : Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié.
Apparemment, Jésus s’est trompé puisque Lazare est mort.
Mais la suite nous montre que Jésus ne parle pas de la mort physique puisqu’il rajoute :
Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez.

Disons-le clairement, à vue humaine, c’est à peine supportable comme réponse.

Nous découvrons que Jésus a la pleine conscience que la mort de Lazare est le fruit d’une permission divine à l’occasion de laquelle la gloire de Dieu va être manifestée pour le plus grand bien de tous les protagonistes.
Ce préambule nous permet d’oser poser clairement les questions qui nous tarabustent suite au décès de Laure.

Osons-nous le dire clairement :
du point de vue d’un non-croyant, le décès de Laure est profondément triste.
Mais pour un croyant, pour un chrétien, il y a une blessure supplémentaire :
Il était notoire et manifeste que Laure aimait Jésus, et qu’a priori, Jésus devait aussi aimer Laure.
Alors pourquoi l’a-t-il laissé mourir ? Et pourquoi ne l’a-t-il pas ressuscitée comme Lazare ?

Nous avons tous beaucoup prié pour la guérison de Laure, … et nous n’avons pas été exaucés !
Pourquoi Dieu n’a-t-il pas exaucé les prières de Laure et les nôtres ?
Est-ce parce que :
-  Jésus est sourd et n’entend pas nos prières ?
-  Jésus est dur et insensible : les souffrances de Laure et le chagrin de ses proches lui sont indifférent ?
-  Laure ne le méritait pas ?
-  nos prières manquaient de foi ?

En résumé, si nos prières n’ont pas été exaucées, c’est
-  soit de notre faute,
-  soit de la faute de Laure,
-  soit de la faute de Dieu.

Ces questions, nous ne devons pas les éluder.
Il s’agit pour nous d’entrer dans un mystère qui nous dépasse.

La réponse, elle se trouve non pas dans un discours théorique, mais dans deux personnes vivantes : Jésus et Laure !
Jésus, par amour, a invité Laure, comme Lazare son ami, à participer à son propre mystère de passion et de résurrection.
Alors, à la suite de Laure, tâchons d’entrer nous aussi dans ce mystère d’amour.

Le préambule à tout ce qui va suivre, c’est la toute première phrase qui ouvre le carnet de Laure :
Mon Dieu, tu sais que je t’aime !

Éléments de réponse
Ce n’est certainement pas de la faute de Dieu :

Dieu ne peut en aucun cas être soupçonné du moindre mal.
Et tout ce qui est dit dans l’évangile sur l’amour de Jésus, qui est Dieu tout autant qu’il est homme, pour Lazare et pour ses sœurs s’applique tout autant à Laure et à ses proches.

Ce n’est pas de la faute de Laure :
c’est évident pour tous ceux qui l’ont un tant soit peu connu, et cela saute aux yeux à la lecture de ses cahiers !

Lundi 16 octobre 2017, elle reçoit à domicile, entourée de Max et de leurs enfants, le sacrement de la réconciliation, l’indulgence plénière, l’onction des malades et la communion

J’ai été très touché, comme prêtre, par la délicatesse de l’amitié qui reliait Laure à Jésus.
Devant moi, elle demande pardon à Jésus de tous les péchés qu’elle aurait pu commettre sans s’en rendre compte et qui aurait blessé Dieu ou son prochain.
Elle ne voulait rien laisser trainer qui aurait pu faire un obstacle entre elle et Jésus.
En plus du pardon de Dieu dans le sacrement de la confession, elle a reçu aussi ce trésor de la miséricorde de Jésus qu’il a confié à son Eglise et que nous appelons l’indulgence plénière à l’approche de la mort : Dieu qui est un Père plein de bonté, et qui ne veut pas perdre de temps pour accueillir ses enfants à l’occasion de leur mort accorde non seulement son pardon plein et entier, mais il efface aussi toutes les conséquences du péché, tous les bleus à l’âme que nous avons pu nous infliger.

Jésus a fini de toiletter son âme : elle est prête à se présenter à Lui en robe de mariée !

Ce n’est pas notre manque de foi qui est la cause de l’apparent échec de nos prières.
Oui, il y a un manque de foi, un manque d’union à la volonté de Dieu, on en reparlera, mais ce n’est pas pour cela que Laure n’a pas été guérie. Nous n’avons pas à culpabiliser.
Mais le non-exaucement de nos prières est une grâce, dans le sens où il nous oblige à nous demander quel peut bien être vraiment le point de vue de Dieu sur cette question.

Ce n’est pas de notre faute, par manque de foi de nos prières : Souvenez-vous !
14 janvier 2016 : Arrêt de toute activité professionnelle suite à l’aggravation de la situation
Dimanche 17 janvier 2016 soir : 1ère onction des malades à l’église avec tous ses amis.
Sacrement des malades et prière pour sa guérison dimanche 17 janvier 2016
Elle demande et reçoit le sacrement des malades à l’église le dimanche 17 janvier 2016 au soir, entourée des siens et de tous ses amis (une quarantaine).
Nous demandons tous au Seigneur sa guérison, …
et nous ne voulons et ne pouvons pas envisager d’autre issue à sa maladie et à notre prière.

Cette attitude a été celle de Marthe et Marie :
Il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.

Oui, nous étions comme Marthe et Marie, nous savions a priori que Jésus aime Laure, Max et les enfants et chacun de nous.
Et comme nous savions que Jésus est bon et qu’il est Dieu,
il nous semblait évident qu’il allait tenir compte de nos prières et faire en sorte que Laure guérisse.
Dans notre tête, nous ne demandions pas nécessairement un miracle visible,
mais nous espérions bien qu’elle allait guérir au fil du traitement médical.
Merci parce que, quitte à avoir un cancer, autant que ce soit un cancer du sein, qui est le cancer qui se guérit le mieux.
En fait, si nous analysons bien notre pensée de janvier 2016,
nous étions en train de dire à Dieu : Que notre volonté soit faite !
nous n’étions pas en train de demander à Dieu quelle était Sa volonté,
nous ne pensions même pas que Dieu puisse avoir une pensée différente sur la question.
Pour dire vrai, je pense que personne n’a eu l’idée de demander à Dieu si par hasard, il avait une pensée différente.

Et pourtant, cette attitude n’est pas malsaine au point de départ. Elle a été celle de Marthe et Marie.
Marthe et Marie n’hésitent pas l’une et l’autre, sans se concerter, à dire à Jésus : Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort !

L’erreur est de penser que Dieu a été tenu en échec,
et qu’il y a eu une faute de la part de quelqu’un.

Nous devons entendre pour nous aussi la phrase de Jésus à ses apôtres :
Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié.

La maladie et le décès de Laure l’ont conduite à la vie éternelle, au plein aboutissement de l’existence à laquelle Dieu l’a appelé.

ISAIE 57 vv1-2
Le juste périt, et nul n’y prête attention ; les hommes fidèles sont enlevés, et personne n’y prend garde.
En fait, c’est pour être soustrait au mal que le juste est enlevé ;
il entrera dans la paix, et ceux qui suivent le droit chemin, quand ils se couchent, trouveront le repos.

Sagesse 3, 1-9
Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ; aucun tourment n’a de prise sur eux.
Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ; leur départ est compris comme un malheur,
et leur éloignement, comme une fin : mais ils sont dans la paix.
Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait.
Après de faibles peines, de grands bienfaits les attendent, car Dieu les a mis à l’épreuve et trouvés dignes de lui.
Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ; comme une offrande parfaite, il les accueille.
Au temps de sa visite, ils resplendiront : comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.
Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples, et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.
Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde : il visitera ses élus.

Cela est sans doute difficile à percevoir de notre point de vue terrestre limité.
En cela, nous ressemblons à un bébé dans le sein de sa mère qui ne voudrait pas sortir à l’extérieur par crainte de l’inconnu.
Connaitre clairement le but change la perspective du regard sur notre vie présente.

Oui, nous devons faire confiance à Dieu sur le fait que son sort actuel est bien plus enviable que de rester sur la terre.
Autant le ciel est au-dessus de la terre, autant mes voies sont au-dessus des vôtres ( Isaïe 55, 8 )

Nous devons croire cela aussi pour ses proches et ses amis.
Laure nous aide certainement d’une façon plus efficace maintenant qu’elle partage tout avec Jésus.
Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ! a appris Laure de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Chant de Glorious

Alors, avons nous bien fait de prier pour demander sa guérison ?
* Clairement OUI !!! Jésus nous dit dans l’évangile : Demandez et vous recevrez ! Frappez et l’on vous ouvrira ! Nous avons très bien fait de prier pour demander la guérison de Laure : c’était un droit et un devoir. Nous avons bien fait car il s’agissait d’une chose bonne.
Il fallait le faire jusqu’au bout, jusqu’à la dernière minute, d’autant plus même que les choses semblaient perdues humainement.

Mais, comme dit Bernanos,
“Nous demandons à Dieu ce qui nous plaît, et Dieu nous donne ce qui convient.
Et ça fait parfois une grande différence.”
Nos prières n’ont pas pour but de faire connaitre à Dieu nos besoins,
mais de nous mettre en accord avec le désir de Dieu.

Et c’est ce qu’à vécu Laure, et qu’elle nous a partagé dans son SMS lors de la soirée de prière pour elle le Jeudi 4 mai 2017

Lecture du SMS

Bonjour à tous ! Je suis très touchée de cette initiative que vous avez prise de vous rassembler ce soir autour de Jésus notre Seigneur, pour prier (et j’imagine chanter aussi tant qu’à faire ! ) pour ma guérison ! Alléluia !
Encore une nouvelle étape dans le cycle de cette foutue maladie, et Jésus reste mon rocher sur lequel je m’accroche de plus en plus fort, et j’ose encore, très humblement, lui demander de me guérir.
Est ce que je crois encore aux miracles ? Je ne sais pas vraiment. ..
En tous cas, dans le fond de mon cœur, il y a cette espérance que Dieu ne veut que mon bonheur, et que, où qu’il m’appelle, que ce soit Sa Volonté qui se fasse...
Il y a des moments très difficiles, alors vous pouvez demander au Seigneur de me porter dans ces moments là ! Je ne peux que prier en invoquant son nom : "Jésus, Jésus, Jésus, j’ai confiance en toi... viens à mon aide et guéris moi !"
" Le Seigneur est ma Lumière et mon Salut, de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ! Devant qui tremblerais je ?"

Priez aussi pour ma famille, pour Max et les enfants !
Que jamais il ne soit permis qu’ils ne s’éloignent de la Foi !
"Dieu les aime infiniment plus que nous ne les aimons" n’est-ce pas ? ;=)
Portez les aussi dans la prière car ils ont aussi besoin de l’Esprit Saint pour tenir et supporter tout cela dans la sérénité !
Merci encore pour votre amitié, votre fraternité en Jésus, pour vos prières qui me portent et m’aident à tenir et à avancer !
Je vous embrasse tous et toutes très fort ! Et je vous dis à bientôt !
Laurette

(J’aurais bien aimé être là pour chanter avec vous ce soir ! ).... Fin de citation

Laure, dans ce SMS, a fait le pas de passer de sa volonté à celle de Dieu.

Plus tard, elle fera encore un autre pas en avant :

le 4 février 2017, avant le SMS, elle écrivait page 5 en haut
J’ai décidé de t’offrir mes souffrances, mes doutes, mes angoisses, mes moments de faiblesses ; tous ces instants difficiles qui n’ont pas de sens en soi. Je décidais de donner un sens à quelque chose qui ne semblait pas en avoir.
... je continue à t’offrir mes souffrances, mes doutes et mes angoisses, mes moments de faiblesse, pour que Tu les transfigures et que quelque chose de beau et de bon selon ton cœur réapparaisse au Foyer de Charité.

Elle faisait ses demandes, et Jésus ne les a pas méprisées. Mais le 2 juin 2017 page 13 en haut !

Je veux t’offrir, Seigneur en ce moment toutes mes souffrances pour que tu en fasses quelque chose de bien, quelque chose qui aurait du sens ! Pour que tout cela puisse servir à quelque chose.

Là, elle veut surtout ce que Jésus veut : elle est arrivée au sommet de l’amour de Jésus.

Nos prières pour la guérison n’ont pas été exaucées, mais elles n’ont pas été inutiles :

Voilà ce que Laure écrit après, le jeudi 25 mai, fête de l’Ascension, à propos de cette soirée de prière

Je repense à cette soirée lors de mon hospitalisation l’autre fois. De nombreuses personnes se sont réunies spontanément à l’église pour te prier et te louer Seigneur, dans l’Espérance pour ma guérison.
Oh Seigneur, j’ai été tellement émue ! Dès le mercredi Elodie a fait passer le mot pour mon hospi, et de suite, ils ont décidé de se retrouver ! C’est la communion des Saints, c’est la vie de l’Église, c’est la famille que Tu nous donnes Seigneur !
Comme ça m’a fait du bien tous ces messages de soutien, de prières, de pensées. Merci Seigneur de m’entourer de cette couronne de prières !
Anaïs disait à midi qu’on était « comme des célébrités » parce qu’il y avait plein de gens qui pensaient à nous, priaient pour nous !
Pour Lourdes, il y a, je pense, le voyage de remboursé, et même au-delà, si on peut changer l’horaire de l’aller, ça ne poserait pas de problèmes, selon Elodie. Elle n’arrête pas d’avoir des demandes de mes nouvelles, parait-il. Et Annila aussi, elle m’a dit tout à l’heure. Merci Seigneur, pour cet Amour autour de nous !

- En quoi sa mort peut-elle être un bien pour Dieu ? pour elle ? pour nous ?
* pour Dieu : en Père très bon, en frère aimant, il est pressé de nous avoir définitivement avec Lui, délivré de tout mal, pour nous partager sa joie infinie.
* pour elle : dans le bonheur insondable de voir Dieu tel qu’Il est, elle peut maintenant déployer à fond tout l’amour qu’elle a développé sur Terre pour tous ceux qu’elle a croisés.
* pour nous : c’est le plus délicat à saisir : plus nous l’aimons, plus nous souffrons de la séparation sensible, car notre peine est à la mesure de notre amour. Le bien que nous pouvons en retirer est d’ordre spirituel, au-delà du sensible, mais bien réel. Il faut un minimum de regard de foi, d’expériences préalables des interventions bénéfiques de Dieu dans notre vie pour pouvoir discerner dans la foi tout le bien que Dieu va en tirer pour nous.

Laure n’a pas vu grand chose de son vivant : elle a vécu dans l’obscurité de la foi et la persévérance dans l’espérance.
Mais dès l’instant de sa mort, il y a eu comme un feu d’artifice de grâces :

Témoignage de Sarah

La célébration elle-même de sa messe d’obsèques et son accompagnement triomphal au cimetière ont été en eux-mêmes le premier bouquet du feu d’artifice spirituel que Jésus déploie maintenant pour faire plaisir à Laure. Tous ceux qui ont participé ont reçu des grâces de paix.

Enfin, je sens profondément dans mon âme de curé que rien n’est dû au hasard :
Laure n’est pas étrangère à beaucoup de signes de vitalité spirituelle qui se sont manifestés depuis de façon visible dans la paroisse ou dans le secret des âmes.

* J’ai pu constater un retour à la foi d’un homme de passage à la messe à Combs, marqué par ce qui a été évoqué de Laure.

* Cela a retenti positivement aussi sur des décès très douloureux vécus à peu de temps du décès de Laure.
J’ai la très douce et très forte certitude dans la foi que l’offrande de Laure a été d’une fécondité très riche pour que Dieu soulage et apaise les proches.
Dieu s’est montré sage dans toute sa façon de faire !

Lorsque nous avons reçu un cadeau de Dieu, il ne faut pas le mépriser,
il ne faut pas l‘oublier, ni le laisser inutilisé dans un coin.
Si d’autres ont des témoignages de grâces reçues de Dieu par l’intermédiaire de Laure,
merci de nous les communiquer après cette soirée pour que nous puissions les partager,
en gardant toute la discrétion requise sur les bénéficiaires si vous souhaitez garder l’anonymat.

Transition vers l’adoration
Je vous propose de conclure ce temps de réflexion en dialoguant directement avec le Seigneur Jésus vivant et aimant dans l’eucharistie !
N’ayez pas peur, comme Marthe et Marie, de l’interpeller à propose de Laure,
mais faites-lui au moins le crédit de croire qu’il ne vous décevra pas :
Je sais que maintenant encore, Dieu le Père t’accordera tout ce que tu lui demanderas !
Après l’adoration, Max conclura et ouvrira un temps d’échange libre pour ceux qui veulent.

Adoration ponctuée de quelques phrases choisies de Laure

Mot de Max et chant de louange final


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