Le sens de l’épreuve dans le plan de la Providence divine
Article mis en ligne le 1er mai 2021
dernière modification le 7 mai 2021

Pour écouter

Cliquer sur l’icône

Chers frères et sœurs,
la crise qui perdure et lasse, le nombre croissant de frères et de sœurs touchés directement ou indirectement par la Covid ou une autre maladie, par le deuil, le chômage, les soucis financiers, les difficultés de couple ou de famille, tout cela m’a poussé à aborder de front ce sujet délicat :
comment vivre ces épreuves dans le Christ  ?

Prenons le taureau par les cornes, affrontons la question : Dieu y est-il pour quelque chose ?
Il faut répondre non et oui !

Non, Dieu n’y est pour rien, Dieu est absolument innocent de tout mal.
Dieu est saint, et c’est le péché qui est à la racine de tout mal moral.
Et pourtant, parce que Dieu est vraiment tout-puissant, il faut aussi répondre oui,
au sens très précis qu’il laisse faire, qu’il tolère ce mal, qu’il le supporte pour un temps.

Cela ne fait que déplacer le problème  :
Pourquoi Dieu laisse-t-il faire le mal, alors qu’il pourrait l’arrêter ?
La seule façon d’en sortir, c’est de poser un acte de foi, ou de bon esprit face à Dieu, ce qui revient au même.
Parce que Dieu est amour, il ne peut vouloir que notre bien. S’il permet telle épreuve, c’est qu’il est décidé à en tirer un bien plus grand, qui reste invisible et caché à nos yeux pour l’instant.

A nous donc de vivre l’épreuve, la croix, en conjuguant deux attitudes :

  • faire absolument tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre le mal, l’injustice et la souffrance, comme si ça ne dépendait que de nous,
  • tout remettre dans la foi à Dieu en comptant d’abord sur sa grâce, soit pour nous libérer de ce mal, soit s’il nous le laisse pour un temps, pour que nous ne nous effondrions pas, mais qu’au contraire, nous grandissions dans la foi, l’espérance et la charité. Dans tous les cas, dire : que ta volonté soit faite !

Face à cette question, il nous faut toujours chercher quel est ce bien plus grand que Dieu veut voir grandir à l’occasion de l’épreuve : il s’agit des biens spirituels, auquel notre mentalité matérialiste ne fait plus guère attention.

Que faire de notre souffrance, de notre impuissance, de nos larmes, de nos cris ?
les offrir à Dieu, les lui donner. Cela peut sembler absurde ou insignifiant, et pourtant, il s’agit là d’un mystère très grand et très beau. Depuis la croix et la résurrection, même du mal, Dieu peut tirer un bien. Seul Dieu peut le faire.

Le sens de l’épreuve, au bout du compte, c’est que nous sommes associés à la folie d’amour qui brûlait le cœur du Christ sur la Croix.
« Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. »
« J’ai le pouvoir de donner ma vie et de la reprendre. »
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »

Rien n’est vain, rien n’est perdu de mon épreuve, si je crois que Jésus me fait le très grand honneur de m’associer à sa croix. Alors Oui, je peux, je dois Le laisser porter ma croix avec moi !
Je ne suis plus seul face à l’absurde du mal. Au cœur de l’épreuve, je suis accompagné par un amour indéfectible. Même si mon intelligence est dans la nuit, la lumière de la foi en mon âme me fait espérer le secours du Seigneur qui ne déçoit pas.

Ce ne sont pas de belles paroles. Tous ceux qui sont déjà passés par là peuvent en témoigner.
Que le Seigneur vous le fasse découvrir si vous ne l’aviez pas encore expérimenté.
Quelle que soit la profondeur des ténèbres, le Seigneur Jésus est là, il vous aime, et il se montrera bientôt à ceux qui le cherchent de tout leur cœur.
Dieu ne déçoit pas.