Travailler à la vigne
Article mis en ligne le 12 octobre 2020

Travailler à la vigne

Pourquoi donc, dans la parabole de ce dimanche, le maître du domaine sort-il cinq fois pour embaucher des ouvriers ? N’aurait-il pas pu les embaucher tous dès le matin ? Ils étaient là, semble-t-il, disponibles. Qui sont donc ces ouvriers ? Et quelle est la vigne à laquelle ils sont appelés à œuvrer ?

La vigne dans laquelle travailler, c’est le monde, c’est l’Église, c’est notre cœur. À toute heure, Dieu vient pour nous chercher et nous proposer de travailler à son œuvre. Il a appelé d’abord le peuple juif, puis, par la voix de son Église, il a appelé les autres peuples pour travailler à l’œuvre de son Salut.

C’est vrai aussi pour nos vies personnelles. À certains appels, nous répondons promptement, dès le matin, dès la jeunesse. Au milieu de la journée, ou de la vie, il n’est pas rare que l’on soit de nouveau appelé au travail, réveillé d’une inactivité spirituelle. D’autres appels du Seigneur se font attendre jusqu’à la fin de la journée, proche du passage définitif par la nuit de la mort.

Tout au long du jour, tout au long de la vie, nous sommes appelés et rappelés au travail de Dieu. Parfois nous restons sourds à ces convocations, mais la conversion n’a ni horaire ni temps. Le principal est de travailler à l’œuvre de Dieu, de répondre « oui » en toutes circonstances et à toute heure, quand Il vient et qu’on l’entend. Alors on peut goûter la joie d’œuvrer avec le Seigneur, au milieu de ses frères, sans jalousie, dans l’action de grâce.

N’est-elle pas là la récompense égale pour tous ? Le denier, l’unique denier, est la communion goûtée ensemble, autour du bon Maître qui ne fait pas de distinction entre les personnes. C’est tous ensemble que le Christ nous conduit vers la vie éternelle.