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L’AVARICE
Article mis en ligne le 20 janvier 2020
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L’AVARICE

La parabole du pauvre Lazare et du mauvais riche (Luc 16, 19-31)
En ce temps-là, Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”
 »

Chers frères, la partie de la morale catholique qui concerne les relations sociales nous donne le principe de la destination universelle des biens : Les biens de la création sont destinés à tout le genre humain. Par volonté divine, tous les biens répandus à la surface de la terre sont destinés au bien de toute l’humanité, de chacun des hommes qui vivent actuellement à la surface de la Terre, et aussi pour leurs descendants.

L’appropriation des biens est légitime pour garantir la liberté et la dignité des personnes, pour aider chacun à subvenir à ses besoins fondamentaux et aux besoins de ceux dont il a la charge. Elle doit permettre que se manifeste une solidarité surnaturelle entre les hommes.
S’il existe un droit légitime de propriété privée qui garantit à la personne de ne pas être frustrée de ce qui lui est nécessaire et du légitime usage du fruit de son labeur, il y a aussi ce principe premier de la destination universelle des biens qui est antérieur au droit à la propriété privée.
C’est l’autorité politique qui a le droit et le devoir de régler, en fonction du bien commun, l’exercice légitime du droit de propriété.

L’avarice, c’est accaparer les biens qui sont les nôtres au point d’en oublier qu’ils nous ont été confiés pour faire du bien, à nous ou aux autres.
Je ne peux jamais faire abstraction des autres et de leur besoin. Par exemple, si je suis propriétaire du seul puits à des kilomètres à la ronde, je ne peux prétendre garder l’eau pour mon usage exclusif. Je suis dans l’obligation de partager cet élément vital. Même si j’ai éventuellement droit à un dédommagement légitime du soin que je prends de ce puits. Je ne suis pas tenu de partager ce qui m’est absolument indispensable pour ma vie ou ma survie, pour mes besoins primaires. Mais je dois faire bon usage de mon superflu. Et je n’ai jamais le droit d’abuser d’un bien, de le détruire gratuitement, alors que tant d’autres en aurait eu besoin.

Les questions modernes de l’écologie nous obligent à reposer la question de l’avarice à frais nouveaux : toute forme de gaspillage ou de pollution qui entraine des conséquences négatives pour les générations actuelles ou futures est une forme d’avarice, d’égoïsme et d’indifférence qui m’équipare au mauvais riche de la parabole, dont le destin éternel est l’enfer.
L’avarice est un péché capital, car il est générateur d’autres vices, d’autres péchés.
Saint Paul dans la 1ere Lettre à Timothée 6, 7-11 nous dit :
Certes, il y a un grand profit dans la religion si l’on se contente de ce que l’on a. De même que nous n’avons rien apporté dans ce monde, nous n’en pourrons rien emporter. Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter. Ceux qui veulent s’enrichir tombent dans le piège de la tentation, dans une foule de convoitises absurdes et dangereuses, qui plongent les gens dans la ruine et la perdition. Car la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être attachés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre. Mais toi, homme de Dieu, fuis tout cela ...
L’injustice envers le salarié est un péché qui crie vers le ciel comme dit Saint Jacques (5, 1-6)
Et vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent.
Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours ! Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre.
Et le concile Vatican II reprenait : Constitution Gaudium et Spes Chap27, art3
Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, ... ; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, ... ; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, …. ; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu’elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s’y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement à l’honneur du Créateur.

Dans l’art ou la littérature (voir Molière), l’avare est représenté comme un homme sec, dur perpétuellement inquiet et triste.

Pour lutter contre l’avarice, nous sommes invités à en prendre le contre-pied : la générosité envers les pauvres. Le Psaume 111, 9 dit : L’homme de bien donne au pauvre à pleines mains ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !
La générosité participe de l’écologie intégrale demandée par le pape François dans Laudato Si.

Quelques pistes de réflexion :

  • quels sont les biens dont j’abuse ? De quoi ai-je peur de manquer ?
  • La mixité sociale dans l’urbanisme, la participation des employés au capital, quelle est la part de mes revenus que je mets de côté pour les pauvres ?

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