« Le temps de l’attente ! »
Article mis en ligne le 1er décembre 2019
dernière modification le 8 décembre 2019

"Je n’ai pas le temps d’attendre", entendons-nous souvent. Parfois, hélas, c’est nous qui le disons, pris dans un rythme que nous ne maîtrisons plus au milieu de mille activités, mille responsabilités. Entraînés sur cette pente, nous en oublions le danger : on ne court-circuite pas impunément le Temps. Il est vrai qu’attendre, cela nous confronte à notre dépendance au Temps. Mais si nous l’acceptons, il devient l’espace de notre croissance et de notre accomplissement, comme la plante qui germe et grandit dans le temps.
Le rythme liturgique nous fait habiter le Temps, spécialement l’Avent qui est le temps de l’Attente. Une attente active. Une attente qui doit être une préparation. Un temps qui ne doit pas être sur-occupé pour oublier qu’on attend, mais vivant, pour que nous habitions notre attente. Un temps pour nous attacher au Seigneur afin qu’il nous trouve greffés en lui !

Recevoir la 2ème lettre pastorale post-synodale de notre évêque en ce début d’Avent prend ainsi tout son sens. Même si c’est toute l’année qu’elle va nous guider :
• pour reconnaitre en Jésus la Vigne qui nous porte,
• pour renaître en lui,
• pour grandir et demeurer en lui,
• et pour porter du fruit en lui.

Tel est le cheminement de cette lettre pastorale ; la lire et la méditer pendant ce mois de décembre va illuminer notre Avent 2019.

L’Evangile de ce 1er dimanche de l’Avent nous place devant la perspective du Dernier Jour, dont nul ne connaît la date. Nous ne le redoutons pas, comme auraient dû le faire les contemporains de Noé qui, vivant au jour le jour, n’attendaient rien ; nous le désirons, comme Isaïe en donne le goût aux familles de Jacob dans la 1ère lecture. Et comme les tribus de Jacob du psaume 121 qui montent à Jérusalem pour être enseignées et converties, notre attente de Noël, avec cette lettre pastorale, sera un temps pour nous regreffer au Christ ; un temps pour grandir dans l’Amour.

Alors, oui, il est urgent d’attendre !
P. Frédéric Desquilbet, curé in solidum