"Ne perdons pas le Nord ! "
Article mis en ligne le 8 novembre 2020
dernière modification le 16 novembre 2020

La fin de l’année liturgique approche. C’est l’occasion de méditer sur le but ultime de notre vie ici-bas : entrer au paradis. Les noces éternelles entre Dieu et nous sont un bonheur indescriptible, une folie d’amour de Dieu. Mais pour participer à ces noces, nous devrons poser un acte ultime de liberté. Lors du face à face avec Jésus, au moment de notre mort, nous devrons choisir d’être unis à lui, pour toujours, en renonçant définitivement à toute tristesse, tout repli sur soi.

Dans la parabole des vierges sages et des vierges insouciantes l’huile en réserve ne peut être partagée. De même, Dieu, en nous sauvant de la mort, a remis notre propre salut entre nos mains : personne ne peut le faire à notre place. Bien sûr, nous devons prier les uns pour les autres. Mais l’huile de l’espérance du salut reste le trésor personnel de chacun. Quelle dignité, quelle grandeur Dieu a-t-il donnée à l’homme !

En ces temps incertains, ne perdons pas le nord. Soyons des veilleurs imperturbables dans notre mission. Notre but, c’est le ciel. Notre adversaire, c’est nous-mêmes : ou plutôt, le vieil homme qui sommeille en nous. Notre assurance, c’est l’huile de l’espérance du salut. Évitons à tout prix de chercher des responsables aux difficultés que nous vivons : mais, comme les vierges prévoyantes de la parabole, profitons de ce temps pour poser des actes de foi, d’espérance et de charité. « Seigneur, je crois que tu tiens toutes choses dans ta main, et que tu es capable de transformer le mal en bien. Seigneur, j’ai confiance en ta puissance de salut pour le monde et je me veux me tenir prêt à te rejoindre au ciel quand le temps sera venu. Seigneur, je t’aime de tout mon cœur : apprends-moi à aimer mon prochain comme tu l’aimes ».

Don Nicolas Benedetto ,Prêtre, Sénart Sud