Affaires économiques
  1. Le curé est canoniquement et non civilement, responsable de l’administration des biens des paroisses qui lui sont confiées et il veille à l’administration des biens du pôle selon les canons 1281-1288. Mais dans ce domaine, comme dans les autres charges curiales comme la catéchèse, la liturgies, etc..le curé responsable du pôle doit développer la collaboration pastorale avec des personne compétentes et dignes de confiance qui portent, en lien étroit avec lui, cette charge importante. Un conseil pour les affaires économiques uniques (CPAE) est donc constitué dans chaque pôle missionnaire. Son existence est obligatoire, selon le code de droit canonique.
  2. Le CPAE a pour rôle d’assister le curé responsable du pôle dans l’administration des biens du pôle en “bon père de famille”.
  3. Le CPAE à un rôle consultatif : il revient au curé responsable du pôle, en tant que ministre de la communion, de prendre son avis, de susciter les discussions, de faire s’exprimer tous les points de vue, et de faire progresser l’échange dans une dynamique de communion.
  4. La mission du CPAE consiste à donner aux pôles les moyens de l’action pastorale en vue de la mission de l’église.
  5. Il donne son avis à l’Équipe missionnaire et au Conseil pastoral de pôle pour tous les choix économiques et pour les comptes de bilan.
  6. Attentif aux recommandations de l’Équipe missionnaire et du Conseil pastoral de pôle, il assure l’administration matérielle du pôle, en lien avec l’économat diocésain, selon les normes développées dans le guide comptable.
  7. Il est chargé de collecter et de gérer les ressources du pôle, et de vérifier l’usage qui en est fait, selon les normes canoniques, civiles et fiscales en vigueur.
  8. Il doit veiller à la bonne gestion, l’inventaire, la conservation et l’entretien du patrimoine du pôle (finances, bien mobilier et immobilier).
  9. Il porte le souci de l’avenir matériel, dans la perspective de la Mission de l’Église et dans l’esprit de partage qui doit animer la communauté ecclésiale ; en particulier, il met en œuvre le soutien des communautés les plus faibles par les plus riches.
  10. Il contrôle et approuve les comptes, établit le bilan financier, le budget prévisionnel et la comptabilité annuelle du pôle, qu’il fait remonter à l’économat diocésain en temps et en heures, signés par les membres du Conseil, avec les observations utiles. En retour, l’économe diocésain fait éventuellement connaître ses observations.
  11. Il adresse chaque année à l’Évêché les documents demandés par l’Économat diocésain, et veille à la régularité des versements à l’Association diocésaine, à la transmission des quêtes impérées et à la remontée des offrandes des messes.
  12. Il assure un lien confiant avec l’Économat diocésain et n’hésite pas à requérir régulièrement les autorisations nécessaires ou les conseils de ce dernier.
  13. Il laisse à chaque secteur pastoral la légitime et juste autonomie, nécessaire pour le fonctionnement local des communautés ecclésiales. Chaque EAP désigne un ou deux correspondants de secteur chargé du suivi des questions matérielles et économiques courantes en lien avec le CPAE.
  14. Toutes ces tâches sont accomplies en respectant la triple finalité des biens d’Église : organisation du culte public, subsistance honnête des ministres, œuvre d’apostolat sacré et de charité, spécialement en faveur des pauvres, dans une perspective ouverte aux besoins du pôle et aussi de toute l’Église diocésaine et universelle.