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Le temps de la purification
Article mis en ligne le 3 février 2018
dernière modification le 18 mars 2018
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Le temps de la purification

Il nous est bon de reparler de ce qui nous attend après la mort, et d’approfondir, suite à plusieurs demandes, le sens chrétien de ce que nous appelons le Purgatoire.

Dans l’Ancien Testament, au 2ème Livre des Macchabées, appelé aussi Livre des martyrs d’Israël, au chapitre 12, vv 43-46, il est fait le récit d’une collecte organisée par Juda, le chef de l’armée d’Israël pour envoyer de l’argent afin de faire des prières pour les soldats morts au combat, qui tous portaient sur eux des amulettes dédiées aux idoles : leur péché était la cause de leur mort.
Il organisa une collecte auprès de chacun et envoya deux mille pièces d’argent à Jérusalem afin d’offrir un sacrifice pour le péché. C’était un fort beau geste, plein de délicatesse, inspiré par la pensée de la résurrection. Car, s’il n’avait pas espéré que ceux qui avaient succombé ressusciteraient, la prière pour les morts était superflue et absurde. Mais il jugeait qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui meurent avec piété : c’était là une pensée religieuse et sainte. Voilà pourquoi il fit ce sacrifice d’expiation, afin que les morts soient délivrés de leurs péchés.
La notion de la prière pour l’expiation des péchés est donc bien présente dans la Bible dès l’Ancien Testament.

Au Livre de l’Ecclésiaste (3, 1-15), il est écrit : il y a un temps pour tout, un temps pour vivre et un temps pour mourir… La mort marque la séparation radicale entre deux temps :
- avant la mort, c’est le temps de la semi-obscurité de la foi, le temps de la grâce et de la miséricorde.
- après la mort, c’est le temps de la pleine lumière de la vérité, le temps du jugement et de la justice, de la restauration et de la vision.

Avant la mort, c’est le temps du pèlerinage terrestre que Dieu offre à l’homme avec sa grâce et sa miséricorde pour réaliser sa vie terrestre selon le projet divin et pour décider de son destin ultime.
En exerçant pleinement sa liberté, encouragé et soutenu par la grâce de Dieu, l’homme mérite ou démérite.

Après la mort, séparation temporaire entre le corps et l’âme, l’âme privée de son corps, ne peut plus poser d’acte nouveau méritant ou déméritant. Le temps du choix pour ou contre Dieu est fini.
L’âme, réalité spirituelle, entre dans la pleine lumière qu’est Dieu, et voit au cours de ce que nous appelons le jugement particulier la valeur exacte de tous ses actes conscients et moraux. Elle prend la pleine mesure de son état intérieur face à Dieu, et dans l’évidence de la pleine lumière, elle en tire les conséquences : soit elle prend son élan pour se jeter au cou de Dieu ( c’est une image bien sûr !) et c’est alors ce que nous appelons le paradis, soit elle se détourne définitivement de Dieu, et c’est ce que nous appelons l’enfer. Dans les deux cas, il ne s’agit pas d’un nouveau choix, il s’agit de la prise de conscience de l’état profond de son cœur que la personne a forgé elle-même dans toute la succession de ses choix au cours de sa vie sur terre.

Ce n’est pas Dieu qui envoie arbitrairement une âme au ciel ou en enfer, c’est l’âme qui se juge elle-même à chaque fois qu’à la lumière de sa conscience elle pose un jugement moral sur les choix qu’elle accomplit. Le jugement particulier est la synthèse de toute la vie à la lumière de Dieu qui était déjà diffusée dans l’âme par sa conscience morale. La conscience morale est ici-bas comme le haut parleur intérieur permanent de Dieu. Personne ne pourra dire qu’il ne connaissait pas la volonté de Dieu.
Nous serons jugés sur notre conscience, et sur l’état de notre conscience. Si j’ai commis objectivement le mal sans que ma conscience me le reproche, Dieu ne m’en tiendra pas rigueur et ne le comptera pas comme un péché. Si volontairement j’ai étouffé ou déformé ma conscience, je suis coupable de tout le mal qui en a découlé par la suite.

Ce que nous appelons le Purgatoire n’est qu’une variante temporaire du chemin vers le Paradis.
Au jugement particulier, une âme découvre que sa vie a penché majoritairement vers Dieu. Au dernier instant, elle aspirait à rejoindre Dieu. Elle découvre que Dieu l’attire de toutes ses forces à Lui. Et en même temps, elle a découvert les bleus à l’âme, les cicatrices spirituelles qu’elle a accumulées chaque fois qu’elle commettait le mal, et qu’elle n’a pas pris le soin de guérir sur terre. A la fois, elle est saisie d’un amour brûlant pour Dieu qui l’attire, et en même temps, elle est saisie de regret et de contrition. Elle comprend instantanément qu’elle ne peut pas se jeter dans les bras de Dieu avec une âme encore dégoulinante de la boue du péché. Elle ne pourra pas entrer en communion avec la sainteté parfaite de Dieu tant qu’il restera une seule tâche sur son âme. Pour entrer au banquet des noces, il faut le vêtement parfait des invités à la noce. “Soyez parfait comme votre Père du ciel est parfait” dit Jésus.
Autrement dit, avant de se précipiter dans la salle du banquet, il faut passer par l’infirmerie de l’âme pour en soigner les bleus et les blessures, il faut réparer le mal commis, il faut passer à la salle de bain spirituelle pour se refaire une beauté.

Le problème, c’est que l’homme au Purgatoire n’a plus l’usage de son corps, il ne peut plus poser d’acte nouveau méritant. La purification et la restauration nécessaires ne peuvent être que passives. Et essentiellement, il n’y a que Dieu lui-même qui puisse restaurer cette âme.

La seule chose qui peut restaurer une âme en brûlant jusqu’aux moindres traces du péché, c’est le feu de l’amour. Seul un amour beaucoup plus grand peut effacer le mal commis sans en perdre la mémoire, mais en en faisant un sujet d’action de grâce.

Il y a donc bien une souffrance de l’âme au Purgatoire, mais c’est une souffrance d’amour, une souffrance de contrition. Et paradoxalement, il semblerait que cette souffrance aille croissante au fur et à mesure de la restauration. Plus l’âme brûle d’amour pour Dieu et regrette d’avoir perdu son temps sur terre, plus elle accélère dans son élan intérieur qui va finalement la projeter dans les bras de Dieu.

Il est aussi très important d’avoir clairement à l’esprit que le Purgatoire n’a rien à voir avec l’enfer. Ce n’est en aucun cas un enfer en réduction. Toutes les âmes au Purgatoire sont sûres de finir au Paradis. Le Purgatoire est temporaire : un jour, il sera définitivement vide. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un lieu, mais d’un état des âmes. Les âmes du purgatoire sont saintes, elles forment un des trois états de l’Église. Traditionnellement, on parle de l’Église combattante en chemin sur la terre, de l’Église souffrante au Purgatoire et de l’Église triomphante au Paradis. Et les cloisons entre ces trois états sont poreuses : on peut aller directement de la terre au Paradis ou alors en passant par la déviation du Purgatoire. On ne peut aller du Purgatoire que directement au Paradis.
Surtout, et c’est un élément très beau et très réconfortant de la foi catholique, il y a des échanges permanents d’amour et de cadeaux spirituels entre ces trois états. C’est ce que nous appelons la communion des saints. Pour nous, depuis la terre, nous pouvons contribuer à la restauration d’une âme au purgatoire en offrant à Dieu, pour qu’Il la lui transmette, tous les mérites de nos bonnes actions que nous faisons sur terre. C’est un échange de charité, un système de vases communicants d’amour. Et Dieu, qui est encore beaucoup plus pressé que nous de voir rassemblés avec Lui tous ses enfants resplendissants de lumière et de sainteté, se plait à multiplier les mérites de charité que nous lui offrons pour les âmes du Purgatoire. Et selon certains théologiens, les âmes du purgatoire peuvent déjà prier pour nous.

Cerise sur le gâteau, Dieu offre par son Église à certaines occasions ce que nous appelons l’indulgence plénière : un forfait libératoire qui solde tous les comptes de restauration d’une âme. Pourquoi ne le fait-il pas systématiquement ? Parce que Dieu qui nous a créé sans nous, ne veut pas nous sauver sans nous. Il attend notre participation aussi bien individuelle que collective. Dieu veut faire participer ses enfants à son œuvre d‘amour. Dieu se cherche inlassablement des amis qui Le comprennent.

  • Faites-vous partie de ces amis qui réjouissent le cœur de Dieu en priant pour la restauration des âmes qui en ont besoin ?

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