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L’ Adoration
Pourquoi et comment adorer en vue d’évangéliser !
Article mis en ligne le 16 mars 2018
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L’ Adoration 45 minutes

Chers frères et sœurs,

Pourquoi et comment adorer en vue d’évangéliser !

Le but ultime de nos cellules étant d’évangéliser, il est bon d’approfondir régulièrement tel ou tel aspect de l’évangélisation.
Évangéliser, c’est mettre des hommes en relation d’amitié avec Dieu, leur permettre de connaître l’amour de Dieu et de s’unir à Lui.

L’évangélisation reste une œuvre mystérieuse :
elle nécessite toujours une part de collaboration des hommes,
mais au bout du compte, elle est toujours d’abord un don de Dieu.

C’est Dieu qui évangélise, c’est lui seul qui peut toucher des cœurs et les enflammer, en traversant parfois tous les obstacles que l’homme a pu dresser. Quand on rencontre des hommes ou des femmes qui cherchent Dieu, qui se rapprochent de Lui, on constate qu’il s’agit d’un mystère qui nous dépasse.
Pourquoi lui et pas tel autre ? Pourquoi maintenant et pas plus tôt ?

La connaissance du fond des cœurs n’appartient qu’à Dieu seul ; nous pouvons seulement nous en faire une idée limitée. Souvent, face à des âmes en recherche de Dieu, nous ne pouvons que constater avec émerveillement que Jésus a fait déjà 99% du travail : il nous demande seulement d’accueillir et de soutenir ceux qu’Il a été lui-même chercher.

Et pourtant,
le Dieu tout-puissant qui n’a pas besoin de nous, veut avoir besoin de notre collaboration.

Il se plaît à passer par notre intermédiaire pour toucher des cœurs, car il sait tout le bien que nous en retirerons nous-mêmes.
Dieu attend que nous participions à son œuvre d’amour pour que nous aussi, nous découvrions toujours plus l’amour de son cœur.

Si Dieu fait l’essentiel de l’évangélisation, en quoi consiste alors notre participation ?
Il s’agit beaucoup plus d’être que de faire.

Il s’agit d’abord d’être uni à Jésus au point de le laisser vivre en nous
plutôt que de vouloir faire pour lui des choses qu’il n’a pas demandées.

C’était l’évangile de Saint Jean au chapitre 13, verset 20 : “Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.”
Si j’ai accueilli Jésus en moi par la foi, alors, c’est Jésus lui-même qui vit et qui agit humainement à travers moi.
Bien sûr qu’il y aura aussi plein de choses à faire, à penser, à organiser de façon intelligente et à vivre généreusement, mais l’essentiel pour porter du fruit, c’est d’être relié à Jésus comme les sarments sont unis au pied de vigne, à la souche.

Pour rester uni à Jésus, pour le laisser toujours plus vivre et agir en moi, il faut en prendre les moyens.
Le sommet de notre union à Jésus, c’est la communion eucharistique où Jésus nous transforme en lui, nous fait vivre de sa propre vie. C’est le contraire d’un repas normal.
Quand je me nourris, j’assimile ce que je mange au point que la nourriture devient ma propre chair, mon sang, mes os et mes muscles.
Dans la communion, c’est l’inverse qui se produit : Jésus me divinise, me partage toujours plus ce qui remplit son âme et son cœur d’homme : la vie de Dieu, l’amour de Dieu.
En communiant sérieusement, en ayant préalablement le désir de l’accueillir,
Jésus me transforme peu à peu en lui,
au point que nous devenons des nouvelles humanités pour le Christ.

Problème  : habituellement, nous n’allons participer à la messe et communier que le dimanche.
Comment garder nos cœurs et nos âmes durant la semaine dans les belles dispositions que nous avions au moment de la communion ?

C’est tout le rôle de l’oraison, du cœur à cœur avec Dieu qui peut être renouvelé toujours et partout.

Mais il y a une forme particulière de communion avec le Christ qui s’appelle l’adoration eucharistique.

En dehors de la messe, nous sommes invités si nous le pouvons à passer un temps en présence du Christ présent dans l’Eucharistie. Cela peut se faire de trois façons :

  1. devant le Saint-Sacrement exposé dans une église,
  2. devant la porte fermée d’un tabernacle,
  3. depuis n’importe où si je ne peux faire autrement, en adorant spirituellement le Christ présent dans l’Eucharistie la plus proche

S’il n’est pas toujours facile dans nos paroisses de trouver des moments et des lieux où Jésus est exposé à l’adoration, il est en général plus commode de trouver une église ouverte pour y passer un moment devant le tabernacle.
Et alors, Jésus pourra poursuivre en nous son œuvre de transformation : petit à petit, à la mesure du don du Saint Esprit et de notre désir de le recevoir, Jésus nous livrera les secrets et les trésors de son cœur. Face à toutes les situations, nous saurons ce qu’il veut, ce qui le réjouit et ce qui le fait souffrir.

Jésus a plus besoin d’amis intimes qui le comprennent et qui partagent ses désirs profonds
que de bénévoles excité et anxieux qui s’agitent à tort et à travers.

Pour évangéliser, il ne faut pas chercher à faire des œuvres pour Dieu, mais à faire l’œuvre de Dieu. L’adoration est un moyen puissant de rentrer dans la connaissance de ce qu’est l’œuvre de Dieu, parce qu’elle nous fait vivre des sentiments mêmes qui remplissent aujourd’hui le cœur humain du Seigneur ressuscité.
Toutes mes rencontres lors de la formation à Milan ou avec des prêtres qui ont lancé des cellules paroissiales d’évangélisation m’ont confirmé qu’en définitive, l’efficacité et le rayonnement des cellules dépendent en très grande partie de la prière d’adoration eucharistique vécue sur la paroisse.
C’est pourquoi, je vous invite sur chacune de vos paroisses à vous renseigner précisément sur les possibilités d’adoration eucharistique, à en parler avec votre curé, et à prendre une décision concrète dans ce domaine.

Je vous invite, comme cela se fait partout dans les cellules, à prendre un engagement d’adoration eucharistique hebdomadaire. Cela peut se réduire à un quart d’heure, mais pas en dessous. C’est le minimum que nous accordons à nos amis. Si Jésus est vraiment notre ami, alors, en dehors de la messe du dimanche, nous trouverons bien une occasion d’aller vivre un moment d’intimité et de cœur à cœur avec Lui. Et vous expérimenterez par vous-mêmes que cela en valait vraiment la peine.

Maintenant le Comment après le Pourquoi : ou demandé autrement par un membre d’une cellule : Comment peut-on rester si longtemps devant Jésus dans l’Eucharistie, sous-entendu ‘sans s’ennuyer‘ ?

Beaucoup de chrétiens n’ont jamais eu l’occasion d’adorer vraiment, n’ont jamais eu d’explication théorique ou pratique pour vivre cette très belle dimension de la prière.
En fait, il s’agit d’une forme particulière de l’adoration comme oraison qui se déploie spécialement devant le Saint Sacrement présent au tabernacle ou exposé sur l’autel.

La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu. La tradition chrétienne comprend trois expressions majeures de la prière : La prière vocale, la méditation et l’oraison. Elles ont en commun le recueillement du cœur.

L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnait créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a faits et la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal. Elle est le prosternement de l’esprit devant le Roi de gloire et le silence respectueux face au Dieu toujours plus grand. L’adoration du Dieu trois fois saint et souverainement aimable confond d’humilité et donne assurance à nos supplications.

L’adoration est souvent un cas particulier d’oraison devant Jésus, devant le Saint Sacrement présent au tabernacle ou exposé sur l’autel.

Le catéchisme de l’Eglise catholique nous dit que l’oraison mentale est l’expression simple du mystère de la prière.
Elle est un regard de foi fixé sur Jésus, une écoute de la Parole de Dieu, un silencieux amour.
Elle réalise l’union à la prière du Christ dans la mesure où elle nous fait participer à son Mystère.

L’oraison est un commerce intime d’amitié où l’on s’entretient seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. L’oraison cherche « celui que mon cœur aime ».

Or ma foi me certifie que Jésus est présent de la façon la plus forte et la plus réelle qui soit dans l’Eucharistie.
C’est donc la façon la plus forte de faire oraison que de la faire en présence de Jésus Eucharistie présent au tabernacle, ou mieux encore, exposé visiblement sur l’autel. En effet, on préfère voir celui qu’on aime plutôt que de juste savoir qu’il est présent derrière un mur ou une porte !

Dans l’adoration, je cherche à rencontrer celui que j’aime, à passer du temps avec Lui, simplement par ce que ça m’est nécessaire, parce que je l’aime et que j’ai besoin d’être avec Lui.

Le choix du moment et de la durée de mon adoration relève d’une volonté déterminée qui révèle l’amour secret de mon cœur pour Dieu.
On ne va pas adorer quand on a le temps, mais on prend le temps d’être avec Lui, pour Lui, avec la ferme détermination de ne pas le Lui reprendre en cours de route, quelles que soient les épreuves et la sécheresse de la rencontre.

Fixer l’heure et la durée de mon adoration, c’est déjà un premier acte d’amour très agréable au Seigneur.

L’entrée en adoration est le premier travail, la première action de l’homme, qui consiste à se rendre disponible à l’action et à l’amour de Dieu.
Je rassemble mon cœur, je recueille mon attention, je dépose les valises de mes soucis et de mes tracas sous la bonne garde de Jésus qui s’occupera si bien de mes affaires pendant que je m’occupe de Lui.
Je mets tout mon être sous la mouvance, sous la conduite de l’Esprit Saint, en laissant à Dieu le droit d’être Dieu, en lui laissant carte blanche pour vivre en moi et me transformer en Lui. Pour cela, je prends conscience que Jésus qui est face à moi est aussi en moi.

J’habite le temple de Dieu que je suis. Je m’adresse à Celui qui vit en moi, au cœur même de mon être. J’éveille ma foi pour entrer en la présence de Celui qui m’attend déjà. Je ne le fais pas venir, je réalise seulement la chance inouïe que j’aie de me tenir en sa présence. Je me remets à Lui comme une offrande à purifier et à transformer.

Pour cela, rien de tel que de regarder Jésus dans l’Eucharistie. Si Jésus prend la peine de se montrer, je le regarde en face. L’adoration est un regard de foi fixé sur Jésus. " Je L’avise et Il m’avise ", disait, au temps de son saint curé, le paysan d’Ars en prière devant le Tabernacle.
En regardant la grande hostie exposée dans l’ostensoir, je n’observe pas quelque chose qui me fait penser à Jésus, mais je suis vraiment face à face avec Lui.
J’ai non seulement le droit, mais le devoir de deviner l’intensité et la bienveillance absolue du regard qu’Il porte sur moi à l’instant même. Et que je sais que je suis encore en-dessous de la réalité.

L’adoration est une écoute de la parole de Dieu. Cela suppose que je l’ai déjà reçue et retenue auparavant. Ce n’est plus le moment de lire la Bible ou de méditer sur les évènements de ma vie pour y trouver des signes de Dieu. Cela, je l’ai déjà fait avant, et c’est le résultat de cette écoute préalable de Dieu que je fais remonter dans mon cœur pour entretenir le dialogue d’amour avec Lui.
Jésus nous l’a promis dans l’évangile : l’Esprit Saint vous rappellera toutes les paroles que je vous ai dites. Pendant l’adoration, je ne cherche pas à faire du jus de cerveau en réfléchissant intensément, mais j’alimente simplement mon cœur à cœur avec ce que l’Esprit Saint me rappelle des paroles ou des signes d’amour de Dieu pour moi.
Mon adoration est un silence respectueux face au Dieu toujours plus grand.
Les paroles dans l’oraison ne sont pas des discours mais des brindilles qui alimentent le feu de l’amour. C’est dans ce silence, insupportable à l’homme " extérieur ", que le Père nous dit son Verbe incarné, souffrant, mort et ressuscité, et que l’Esprit filial nous fait participer à la prière de Jésus. Je ne suis pas obligé de parler sans cesse.

Dans une amitié bien comprise, je laisse à Dieu le droit d’en placer une ! Je ne parle pas sans arrêt, je l’écoute aussi et même d’abord ! Et même si je n’entends rien, je lui laisse le droit de me regarder en silence avec amour ! Peu importe si je ne trouve rien à lui dire. Lui présenter toute ma vie, l’état de mon cœur, est déjà l’adoration en esprit et en vérité que recherche Dieu le Père.
Si je ressens la sécheresse, la distraction ou l’ennui, cela ne veut pas dire que mon adoration est infructueuse. Jésus voit mon désir d’être avec Lui qui me fait sans cesse ramener mon attention à sa présence amoureuse. C’est le désir et la volonté persévérante d’être avec Lui qui fait toute la valeur de mon adoration aux yeux du Seigneur, et non le ressenti psychologique que j’en ai.
Maintenant, il n’est pas interdit, bien au contraire, de lui présenter tous les besoins pressants, les miens, ou ceux de ceux qui m’entourent. C’est le moment de lui présenter comme un diaporama tous les membres de mon oïkos. Seigneur, bénis-les, donne-moi ta bienveillance et ton regard sur chacun d’eux, montre-moi comment tu veux m’associer à ton œuvre en eux !

Mais tout ce discours que je viens de vous faire ne sert à rien si vous ne passez pas vous-même aux travaux pratiques.
Dès ma prochaine adoration, je vais prier spécialement pour la vôtre !

Bon courage, le Seigneur est avec vous, et il vous aime beaucoup !

QUESTIONS POUR LES TABLES RONDES PAR SECTEURS
* Suis-je convaincu de l’importance de l’adoration comme source de la fécondité missionnaire de ma cellule ?
* Qu’est-ce qui se vit comme adoration eucharistique sur votre secteur ?
* Qu’est-ce qui se vit comme adoration eucharistique par les membres de vos cellules ?
* Comment développer la conscience et l’intérêt pour l’adoration chez les membres de vos cellules et dans votre paroisse ?

HYMNE DE LOUANGE
A toi, Dieu, notre louange !
Nous t’acclamons : tu es Seigneur !
A toi, Père éternel, l’hymne de l’univers.

Devant toi se prosternent les archanges,
les anges et les esprits des cieux ;
ils te rendent grâce,
ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l’univers ;
le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

C’est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs ;
c’est toi que par le monde entier l’Eglise annonce et reconnaît.

Dieu, nous t’adorons :
Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
le Seigneur de la gloire,
tu n’as pas craint de prendre chair
dans le corps d’une vierge
pour libérer l’humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant
les portes du Royaume ;
tu règnes à la droite du Père ;
tu viendras pour le jugement.

Montre-toi le défenseur et l’ami
des hommes sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
dans ta joie et dans ta lumière.

Sauve ton peuple, bénis cet héritage ;
veille sur lui, porte-le à jamais.

Je veux te bénir chaque jour,
louer ton Nom, toujours et à jamais.

En ce jour, garde-nous sans péché ;
pitié pour nous, Seigneur, pitié sur nous.

Ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi.


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