Voici ton roi qui vient, monté sur un âne.
Article mis en ligne le 28 mars 2021
dernière modification le 3 avril 2021

Voici ton roi qui vient, monté sur un âne.

Voici que Jésus entre triomphalement à Jérusalem, la ville sainte. Et toute la foule l’acclame en tenant les palmes de la victoire : « Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! » Mais Jésus a les larmes aux yeux ; il sait que cette même foule va le renier dans quelques jours, elle va crier à Pilate : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » ; Et nous qui connaissons la fin de l’histoire, n’ayons pas peur de nous réjouir un moment avec cette foule, de marcher à ses côtés comme de joyeux soldats du Christ : il est bien le roi de notre vie, le messie tant attendu ! Nous aussi, comme cette foule, nous commettrons des infidélités, nous douterons de lui mais lui sera toujours fidèle ; il sait que notre cœur est changeant, mais cela n’arrête pas son amour. Au contraire, il va jusqu’au bout, il donne sa vie pour nous.
Voilà le paradoxe de la fête des Rameaux, qui commence dans une joie triomphante, se poursuit dans la tristesse de la passion et nous rappelle que la gloire et la croix sont inséparables.
C’est en étant élevé de terre, cloué sur une croix que le Fils de l’homme est glorifié ; Nous qui sommes responsables de la crucifixion et bénéficiaires de la gloire n’hésitons pas à brandir une blessure guérie, nos péchés pardonnés en disant : « Regardez tout ce que le Seigneur a fait pour moi ! »

Don Nicolas