La famille -2
Article mis en ligne le 10 janvier 2021

Chers amis,
dans ce deuxième enseignement, je veux reprendre avec vous ce que dit le Pape PAUL VI dans sa lettre « Humanae Vitae » en 1968 :

« Dieu créa l’homme à son image, homme et femme il les créa ». L’amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour, le Père de qui toute paternité tire son nom, au ciel et sur la terre.
Le mariage n’est donc pas l’effet du hasard ou un produit de l’évolution de forces naturelles inconscientes : c’est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l’humanité son dessein d’amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque, qui leur est propre et exclusive, les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d’un mutuel perfectionnement personnel pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies.

De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu’il représente l’union du Christ et de l’Église.

Dans cette lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques de l’amour conjugal, dont il est souverainement important d’avoir une idée exacte :

C’est avant tout un amour pleinement humain c’est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n’est donc pas un simple transport d’instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.

C’est ensuite un amour total, c’est-à-dire une forme toute spéciale d’amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l’aime pas seulement pour ce qu’il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l’enrichir du don de soi.

C’est encore un amour fidèle et exclusif jusqu’à la mort. C’est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l’époux et l’épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l’engagement du lien matrimonial. Fidélité qui peut parfois être difficile, mais qui est toujours possible et toujours noble et méritoire, nul ne peut le nier. L’exemple de tant d’époux à travers les siècles prouve non seulement qu’elle est conforme à la nature du mariage, mais encore qu’elle est source de bonheur profond et durable.

C’est enfin un amour fécond, qui ne s’épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.

Je vous invite à commenter chaque paragraphe de ce texte entre vous, et ensuite à tâcher de répondre aux questions suivantes :

  • Aviez-vous déjà reçu cet enseignement par le passé ?
  • Quels sont les points avec lesquels vous étiez en consonance profonde de longue date ?
  • Quels sont les points qui sont nouveaux pour vous, et qui vous enthousiasment ?
  • Y a-t-il des points nouveaux pour vous qui restent obscurs, qui vous choquent ou vous dérangent ? Lesquels et pourquoi ?