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Charité et unité dans la vérité
20180316
Article mis en ligne le 16 mars 2018
dernière modification le 14 avril 2018
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Charité et unité dans la vérité

Chers frères et sœurs, nous entrons dans ce temps si spécial et si beau de la Passion du Seigneur.
Nous rentrons dans le cœur de son mystère. Et Jésus nous dévoile son désir profond pour chacun de nous : Il nous veut unis dans la vérité et la charité !

Vérité et Charité ne font qu’un dans le Christ : il est l’Amour, il est la Vérité.
Il le dit lui-même clairement dans l’évangile : à Thomas qui s’inquiète de ne pas savoir le chemin vers Dieu, Jésus répond : Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne va vers le Père sans passer par moi.
(Jean 14,6)
Ce que Jésus est, ce que Jésus vit, il veut que nous le vivions aussi : A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. Jn 13,34-35.

Et au soir du Jeudi Saint, à quelques heures de son arrestation, dans son testament spirituel :
Jean, chapitre 17 : À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : …. 09 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. 10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. 11 Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. 12 Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. 13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés….. 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. 18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. 19 Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. 20 Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. 21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. 22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé…. 26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

La condition première de toute vie chrétienne, et donc de la vie en cellule, c’est l’unité.
Notre unité ne vient pas d’un motif humain, mais de Dieu. Cependant, il est inévitable qu’il y ait entre nous des divergences, qui tournent parfois à l’incompréhension et à la tension.

Comment vivre et gérer ces difficultés ? Comment les surmonter de façon chrétienne ?
Le bon esprit de Dieu, l’Esprit saint, celui que Jésus nous a envoyé et qui nous guide vers la vérité tout entière, nous pousse sans cesse à tenir à la fois la vérité et la charité.
Ces deux valeurs sont essentiellement liées. Il est impossible de découvrir la vérité sans la charité, il est impossible de vivre la charité en dehors de la vérité.

Saint Jean-Paul II, dans sa Lettre sur la Splendeur de la Vérité (6 août 1993) nous dit : la vérité éclaire l’intelligence et donne forme à la liberté de l’homme, qui, de cette façon, est amené à connaitre et à aimer le Seigneur.

L’homme se sanctifie par l’obéissance à la vérité (1 Pierre 1,22).
Cette obéissance n’est pas toujours facile. A la suite du mystérieux péché originel, l’homme est tenté en permanence d’échanger la vérité de Dieu contre le mensonge (Romains 1,25). Même la capacité de connaitre la vérité a été obscurcie et la volonté de s’y soumettre affaiblie. Mais nous gardons bien la nostalgie de la vérité absolue et la soif de parvenir à la plénitude de la connaissance.

Notre vie en cellule paroissiale d’évangélisation a pour but entre autres de permettre cette recherche constante de la vérité par l’approfondissement de l’enseignement du Christ à travers son Église.
Dans l’acte de foi, nous disons : Mon Dieu , je crois fermement toutes les vérités que tu nous as révélées, et que tu nous enseigne par ton Église, parce que tu ne peux ni te tromper, ni nous tromper.

Lorsque nous divergeons d’opinion entre chrétiens, il faut se poser les questions suivantes :
-  Qu’est-ce que Jésus en pense ? Qu’est-ce que son Église nous enseigne ?
-  Est-ce que cela est d’ordre fondamental, non négociable, ou est-ce que cela est un sujet d’opinion libre, laissé au jugement prudentiel de chacun ?
Il faut se poser ces questions avec un amour sincère de la vérité, c’est-à-dire être prêt à changer d’avis si le Christ et son Église affirme une doctrine contraire à ce que je pensais jusque-là : je dois être prêt à remettre en cause mon jugement, non de façon aveugle, mais en cherchant à entendre tous les arguments de la doctrine. Nous n’avons rien à craindre de la lumière divine : il n’y a pas de mensonge en Dieu.
Si je reste sur un blocage ou une incompréhension radicale, alors il ne faut pas en rester là : il faut chercher à faire toujours plus la lumière, il ne faut pas rester dans le trouble, il faut interroger l’Église dans ses pasteurs jusqu’à ce que la lumière se fasse.

Est-ce que cela est d’ordre fondamental, non négociable, ou est-ce que cela est un sujet d’opinion libre, laissé au jugement prudentiel de chacun ? La réponse est dans l’étude de la doctrine de l’Église.
Saint Augustin nous éclaire en disant :

  • Dans les choses certaines, il faut garder l’unité avec la doctrine.
  • Dans les choses douteuses, incertaines, (laissées au jugement de chacun), il faut laisser la liberté.
  • Dans tous les cas, il faut garder la charité envers les personnes, surtout celles qui pensent différemment de moi.
    Comment faire lorsqu’un de mes frère ou sœur de cellule maintient sa divergence d’opinion en ce qui touche à un point de doctrine ?
    Sans rien enlever à ma bienveillance a priori pour lui ou elle, je vais d’abord prier intensément pour elle.
    Mon cœur libéré de toute acrimonie, je chercherai à lui parler en tête-à-tête pour aborder la question paisiblement. Si le désaccord se prolonge, je mettrai en œuvre le conseil même du Christ :
    15 Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Matthieu 18, 15-20

Mais normalement, la charité des membres de la cellule aura obtenu avant par la prière et l’offrande les grâces nécessaires pour illuminer les intelligences et réchauffer les cœurs. Puissions-nous toujours rester unis dans la vérité et la charité ! C’est une richesse divine que de vivre l’unité avec ces frères et sœurs de cellule que nous n’avons pas choisis, mais qui nous ont été donnés par Dieu.


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