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Le semeur sortit pour semer
Article mis en ligne le 24 septembre 2023
dernière modification le 8 octobre 2023

Célébrer avec toute la création nous est devenu plus familier depuis Laudato si. Le Seigneur lui-même, dans ses paraboles, a souvent recours aux éléments de la nature pour parler de l’Alliance du Père. Que la « parabole du semeur » nous aide à rendre grâce à celui qui féconde la terre et à devenir nous-mêmes de « bonnes terres » pour sa Parole.

La Parole de Dieu est une force puissante. Ce sont les hommes qui peuvent la fragiliser dans la mesure où elle retentit dans des cœurs indifférents ou qu’elle rencontre réticence, refus, rejet. Nous voulons être attentifs à la Parole de Dieu, mais nous avons besoin de son Esprit pour que nos cœurs soient comme une bonne terre où va germer le grain semé.

Dieu parle et s’engage dans ce qu’il dit. Il tient parole. Sa parole est vérité et efficacité… Isaïe recourt à une image particulièrement suggestive, celle de la pluie et de la neige qui abreuvent la terre. « Ainsi, proclame Dieu, ma parole ne revient pas sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission ». Et en arrière-plan de cette parole agissante, se révèle un amour inexprimable qui a le pouvoir de recréer, de donner vie, de nous rendre semblable à lui.

Visage du Verbe, Parole venue dans notre chair et qui nous parle avec des mots familiers pour nous ajuster au dessein de Dieu. Jésus s’adresse à tous, il jette la semence sans faire de distinction entre les différentes terres. Et il demande : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. » Écoutez… Notre responsabilité est engagée dans l’accueil de la semence. Cette responsabilité n’est pas écrasante : elle éveille en nous l’émerveillement de la grâce faite à chacun.

Pour elle, c’est le temps des semailles et le temps de l’enfantement. Toute la création est blessée et souffre, et l’Église participe à cette douleur. Avec les héros de l’espérance, elle sait qu’un printemps travaille la terre et que Dieu la visite. Mais devant la douleur sans espérance de tant d’hommes et de femmes, il lui faut être compassion, présence qui ne juge pas, silence qui recueille leur cri et le tourne en secret vers la Parole.