Déroulement de la réunion de cellule
étapes 6 à fin
Article mis en ligne le 10 février 2020

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Chers frères et soeurs donnés par Jésus,
nous poursuivons notre analyse des dernières étapes de nos réunions de cellules.

Le sixième temps est la prière d’intercession, de demande.
C’est une des facettes de cette réalité merveilleuse qu’est la prière. Elle est une occasion simple de converser amicalement avec Dieu, en communauté chrétienne.

Il s’agit d’une prière de demande, et le Seigneur Jésus nous demande spécialement de demander à plusieurs en son nom. Car l’unité de cœur et d’âme des chrétiens qui demandent ensemble au Père du Ciel pour les besoins de leurs frères est un témoignage très fort dans le monde de la présence de Dieu.
Et Dieu se plait particulièrement à exaucer ce type de demande. Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. Si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, cela vous sera accordé, dit Jésus. Quand les hommes demandent ensemble, ils manifestent de façon visible l’unité des trois personnes en Dieu.

La demande du pain quotidien dans le Notre Père fait de nous des hommes qui attendent tout de la bonté de leur Père du ciel, tous les biens matériels et spirituels nécessaires à la vie.
Certes, nos prières n’ont pas pour but de faire connaitre à Dieu nos besoins, parce qu’il les connait avant même que nous ouvrions la bouche.
Mais notre prière de demande nous aide grandement à nous mettre au diapason de Dieu, à comprendre ce qu’il est tout prêt à nous accorder, parce qu’il sait que nous en avons besoin, et qu’il en a lui-même placé le désir dans notre cœur.
Après avoir purifié nos motivations profondes, la prière nous fait demander à Dieu exactement ce qu’Il voulait nous donner. Il faut parfois longtemps avant que Dieu ne réussisse à faire jaillir de nos cœurs une prière pure. Mais le temps et la persévérance dans la prière nous aident à affiner, à mesurer les bonnes raisons de demander.

Nous ne demandons pas quelque chose à Dieu parce que nous le méritons, mais parce que nous avons compris que Dieu est tel qu’il veut nous l’accorder. Souvent nous pouvons prier longtemps pour être soulagé ou débarrassé d’une épreuve, avant de finir par demander la force de l’affronter dans la foi, l’espérance et la charité.

Rentrer dans la pensée de Dieu, qui dépasse toujours ce que l’homme peut imaginer, est le fruit d’un désir ardent de comprendre les pensées qui remplissent le cœur humain du Christ. N’ayez pas peur de le demander directement à Jésus :
Mais Toi, qu’est-ce que tu veux ?

Je veux vous parler enfin du septième temps de nos réunions de cellule, qui n’est pas obligatoire ni automatique, et qui prend place à la fin de la réunion si l’un des membres en fait la demande. Il s’agit de la prière de guérison pour les frères.

Si l’un des membres de la cellule en sent particulièrement le besoin, il peut demander que tous les membres de la cellule prient pour lui dans une occasion spéciale. Le demandeur peut exprimer précisément quel est son besoin, ou il peut très bien aussi rester très discret sur son problème. Il ne s’agit en aucun cas d’une confession. Éventuellement aussi, ce peut être le responsable de la cellule qui ressent une difficulté chez l’un des membres et qui peut lui proposer délicatement de recourir à cette prière des frères, mais le membre reste toujours souverainement libre d’accepter ou de refuser.

Dans tous les cas, il s’agit de vivre une telle chose dans une grande délicatesse et un profond respect. En effet, quand un frère ou une sœur est en situation de faiblesse, de quelque ordre que ce soit, physique, psychologique, relationnel ou spirituel, il ne peut se confier au soutien spirituel de ses frères que s’il ressent une totale confiance envers eux et une charité réelle de leur part. En même temps, il s’agit d’une prière particulièrement simple et belle, qui peut faire un bien immense, aussi bien au demandeur qu’à ceux qui prient pour lui.
Il s’agit d’une prière simple  : on ne fait aucun geste extérieur, ou qui pourrait ressembler à un geste sacramental, ou qui pourrait passer pour magique. Par respect et délicatesse pour le frère, on ne le touche pas, on ne lui impose pas les mains. Par contre, après l’expression de la demande, on peut aussi bien rester dans une prière silencieuse, qu’exprimer des demandes à haute voix. Ceux qui le sentent peuvent exprimer à haute voix ce qu’ils ont au fond du coeur pour le demandeur. Il ne faut pas se forcer à dire quelque chose.. C’est à chacun de ne pas s’emparer de la parole pour se mettre en avant, mais bien d’exprimer une compassion et un soutien qui viennent de Dieu, avec une parole qui édifie les autres. Si besoin, le responsable peut reprendre la parole pour clore une intervention qui serait déplacée.
Toutes ces remarques n’ont pas pour but de vous détourner d’une telle prière, mais au contraire - même s’il faut vaincre un peu sa timidité initiale,- de sauvegarder la grandeur et la beauté d’un élan qui vient de Dieu et qui conduit à Dieu en faisant expérimenter la présence et l’action de salut opéré par le Christ. Le Seigneur se complaît particulièrement à exaucer la prière de ses frères et sœurs unis dans une même charité.
J’espère du fond de mon cœur de pasteur que vous aurez la joie dans vos cellules de vivre cette prière des frères qui peut donner déjà sur terre un avant-goût du bonheur fraternel du ciel.

Enfin, la réunion se clôt par la prière pour l’évangélisation et le Notre Père pour ancrer en nous notre soif d’évangélisation et confier notre oïkos à Dieu.