Viens Esprit-Saint, viens éclairer nos cœurs !
Article mis en ligne le 31 mai 2020
dernière modification le 6 juin 2020

Les disciples, barricadés dans la maison, avaient peur. Et voilà que Jésus ressuscité prend l’initiative de la rencontre. Il se rend présent ; pourtant les portes sont closes. Il se tient, tout à coup, au milieu d’eux. Les hommes ont beau s’enfermer, rien n’arrête la volonté de présence du Seigneur ressuscité ; rien ne peut empêcher le Christ d’apporter au monde la paix. « Paix à vous ! », dit le Christ.

« C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine… » Il y a tout ce cheminement vécu, autorisé par le Christ Ressuscité, de la peur à l’envoi en passant par la paix reçue, la joie de la reconnaissance. Il ne leur souhaite pas seulement la paix, il la donne ; car la vraie paix est toujours un don de Dieu. C’est seulement après ce don de la paix que le Christ convie ses disciples à le reconnaître. Les disciples voient les plaies, et ils croient au Seigneur. Et aussitôt la joie entre dans leur vie, cette « joie parfaite » que Jésus voulait pour eux (Jn 15,11), cette joie que « nul ne pourra leur arracher » (Jn 16,22) parce qu’elle jaillit d’une expérience définitive. Alors, dans la joie de cette reconnaissance, Jésus leur confie une mission, qui est sa mission, l’unique mission reçue du Père. Il les envoie comme lui-même a été envoyé ; il les envoie dans le monde, eux qui ne sont plus du monde ; il les envoie avec sa paix affronter le monde du péché, du refus et de la division. Ils auront à témoigner et à « rendre raison de l’espérance qui est en eux » (1 P 3,15).
C’est pourquoi Jésus leur communique son Esprit, le Paraclet qui témoigne que la cause de Jésus est juste, l’Esprit de vérité qui atteste à chaque homme qu’il est fils et héritier de Dieu, l’Esprit de sainteté qui redit en chacun : « Abba, Père » et qui intercède pur chacun par un gémissement au-delà de toute parole (Rm 8,26). Viens Esprit-Saint, viens éclairer nos cœurs !

Don Joachim, curé in solidum