« Aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. »
Article mis en ligne le 9 mai 2021
dernière modification le 17 mai 2021

« Aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. »

Avant de quitter ses disciples, Jésus leur donne ce commandement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

L’invitation à nous aimer les uns les autres est comme le reflet de la vie trinitaire. En Dieu, chacune des personnes divines est tournée pleinement vers les deux autres. S’il semble logique et normal d’aimer en premier les siens, la tentation est toujours grande de se tourner surtout (voir uniquement) vers ceux qui nous ressemblent. Les communautarismes aujourd’hui en sont l’expression. L’amour fraternel des siens, comme un lieu privilégié de la charité, doit être ouvert aux autres et s’exprimer visiblement. Toute communauté chrétienne doit y rester attentive si elle veut porter le message évangélique.

Dans ce commandement, Jésus apporte une nouveauté en nous invitant à aimer comme lui. En le regardant, on voit de quelle manière il faut aimer, lui qui a donné sa vie par amour pour nous. Il nous montre ainsi qu’un amour véritable va jusqu’au don désintéressé de soi. Nous savons bien que cela n’a rien de spontané, car, inconsciemment, nous cherchons toujours une certaine rétribution, un retour, une valorisation… Cette manière désintéressée se travaille, tout au long de la vie (sans que l’ingratitude ou l’amertume ne viennent fermer le cœur), et la grâce de Dieu nous est bien nécessaire pour le vivre.

Nous sommes tous précédés par un amour, nous sommes le fruit du don des autres. Ce que nous pouvons faire de bien est lié en grande partie à ce que nous avons vu et reçu. De nombreuses personnes qui nous ont accompagnés, soutenus, en transmettant le meilleur d’elle-même, nous ont montré la voie de la charité.
Dieu est plus grand que tout, et son amour nous précède. Que cet amour de Dieu devienne le modèle et la source de notre propre charité.

Père Régis Evain, curé modérateur