La vigilance intérieure
Article mis en ligne le 27 mars 2022
dernière modification le 5 mars 2022

Jésus nous appelle à la vigilance intérieure :
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

Nous sommes responsables des pensées qui débordent de notre cœur et jaillissent par notre bouche. Si nous ne sommes pas toujours les maîtres des premières pensées qui montent en nous, nous restons toujours capables - et donc responsables - de veiller à les trier.
Cette vigilance de l’âme sur elle-même, les anciens l’appelaient du doux nom de “la garde du cœur”. L’examen de conscience régulier n’est donc pas une curiosité ringarde et dépassée, mais une respiration vitale de l’âme.
Encore faut-il en retrouver la fraicheur et la richesse intérieure. Il s’agit tout simplement d’une pause planifiée en tête-à-tête avec le Seigneur Jésus pour revoir sous son regard toutes les pensées qui ont traversé notre cœur depuis la dernière fois :
Seigneur, ce que j’ai pensé, dit, fait ou omis, cela t’a-t-il plu ou non ?
Est-ce que je l’ai vécu avec Toi ?, sans Toi ? Contre Toi ?
Les réponses à ces questions vont s’imposer à nous avec force et douceur. Parce que nous aurons commencé cet échange avec le Seigneur par une prière à l’Esprit-Saint, nous saurons simplement que Dieu nous a répondu. Sans même nous en rendre compte, nous aurons fait oraison. Regarder sa vie écoulée avec Jésus ou planifier avec Lui nos activités à venir, c’est toujours une vraie et belle prière.
Don Pierre-Alphonse FRAMENT,
Curé in solidum