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"La prière pour l’Oïkos"
Article mis en ligne le 17 décembre 2017
dernière modification le 24 juin 2018
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LA PRIERE POUR L’OIKOS

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Pourquoi prions-nous pour les personnes avec qui nous sommes en lien ?
Cela a-t-il pour but de faire connaitre à Dieu ce qu’il sait déjà d’elles ?
Cela a-t-il pour but de faire grandir l’amour de Dieu pour elles ?
Dieu a-t-il besoin de ma prière pour aimer ces personnes, les bénir et leur faire du bien ?
La réponse est NON à ces trois questions.
Alors, à quoi cela sert-il de prier pour elles ?

C’est MOI qui en ai besoin ! En priant pour l’entourage que Dieu m’a donné, je pose ma tête sur le cœur humain du Christ. Je sens son cœur battre pour ces personnes, je commence à entrevoir le regard que Jésus porte sur elles. Qu’elles soient mes amis ou mes ennemis, Jésus leur porte à chacune un amour premier et non conditionné par leurs mérites préalables. Ils les appellent toutes à partager sa vie éternelle.
En priant pour celles qui composent mon oïkos, mon réseau de relations humaines, je me mets progressivement au diapason de la pensée et de l’amour de Dieu pour elles.
Je saisis l’amour que Dieu leur porte. Mon regard sur elles, mes jugements changent.
Je ne m’intéresse plus qu’à leur croissance dans la réponse à l’amour de Dieu.

A force de prier pour elles, j’expérimente des sentiments de plus en plus forts : je souffre et j’aime, parfois en même temps.
Je souffre pour Jésus et pour elles quand elles ne comprennent pas les signes que Dieu leur fait, ou pire, quand elles se ferment à l’amour de Dieu.
Et je suis empli d’une joie immense pour Jésus et pour elles quand même un tout petit signe me laisse à penser qu’elles découvrent l’amour fou du Christ pour elles et qu’elles commencent à lui répondre.

Je commence à ressentir au plus profond de mon âme la joie qui remplissait le cœur de Saint Jean Baptiste après que tous ses disciples soient partis massivement à la suite de Jésus en le laissant de plus en plus seul : Les disciples de Jean allèrent le trouver et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. » Jean 3, 26-29

Pour expérimenter ces sentiments très nobles, il faut passer beaucoup de temps à parler à Jésus de ces personnes. Il faut que je me sois peut-être ennuyé dans la prière. Il aura fallu que je persévère à tirer Jésus par la manche pour les lui confier.
Il faut passer du temps à les regarder dans l’adoration, comme des diapositives en transparence illuminées par la lumière de l’hostie consacrée.
Progressivement, sans doute sans ressenti particulier, je me suis imprégné du regard du Christ, de la mentalité du Christ. Sans m’en rendre compte, je finis par penser et réagir comme Lui.

Enfin, Jésus a pu trouver en moi un ami qui le comprenne !
Quelqu’un qui a osé lui demander : Et toi, Seigneur, comment ça va ? Quelles sont tes joies et tes peines ? Que penses-tu, que veux-tu pour ces personnes ? En quoi puis-je t’aider à toucher leur cœur ?

Même si la réponse ne parait pas évidente, le fait que je persévère à attendre la réponse à ces questions permet à Jésus de vivre en moi. Je Lui deviens une humanité de surcroit.
Il veut avoir besoin de mon regard, de mon cœur, de mon temps, de mes paroles, de mes actions, de mes générosités pour toucher mystérieusement le fond de l’âme de ces personnes.

L’évangélisation est un phénomène très discret. La Bible prend l’image de l’apparition imperceptible de la rosée. Comme le blé qui pousse que l’on dorme ou que l’on veille, et qu’il est dangereux de tirer dessus pour le faire grandir, ainsi la grâce de Dieu fera son œuvre dans les cœurs jusqu’à ce qu’une occasion permette la manifestation extérieure d’une réponse d’amour à Dieu.

Ce qui fait la grandeur et l’efficacité réelle de notre prière pour l’oïkos, c’est notre espérance.
Quand nous persévérons à vouloir du bien à notre entourage même sans aucun signe visible d’amélioration, alors, par notre bon esprit, par notre foi dans la grandeur de Dieu qui ne peut jamais décevoir, nous rendons vraiment gloire à Dieu. Dieu va pouvoir faire des miracles à travers nous.
Nous lui laissons le droit d’être et de révéler ce qu’il est vraiment : le Dieu plein de bonté, la miséricorde infinie qui déploie des trésors d’ingéniosité et de pédagogie patiente pour toucher tous les cœurs.

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés : Saint Pierre écrit : Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. (2 Pierre 3, 9) Et notre prière devient une union indissociable entre notre désir et celui de Dieu.
Ce n’est plus moi qui vit, - dit Saint Paul -, c’est le Christ qui vit en moi ! (Galates 2, 20)

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En guise de questions pour lancer le débat entre vous, je vous invite à prendre 5 minutes de prière en silence pour présenter chacun des membres de votre oïkos à Jésus avec un cœur brûlant !


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