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Ecologie chrétienne 1
Article mis en ligne le 2 juin 2019
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Écologie chrétienne 1

Chers amis,

Si le thème de l’écologie est à la mode depuis quelques années, il y a 2.000 ans que cela est une composante essentielle de la morale chrétienne.
En fait, dès le premier livre de la Bible - la Genèse -, les juifs et les chrétiens ont reçu la clé de lecture qui fonde la véritable écologie dans le plan de Dieu. Quand Dieu créa, “il vit que cela était bon”, et de l’homme et de la femme, il est dit : “et Dieu vit que cela était très bon.” Et Dieu confia la terre aux bons soins de l’homme.
La liturgie de la messe l’exprime bien dans la 4ème prière eucharistique et sa préface : Toi le Dieu de bonté, la source de la vie, tu as fait le monde pour que toute créature soit comblée de tes bénédictions, et que beaucoup se réjouissent de ta lumière … Père très saint, nous proclamons que tu es grand et que tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour : tu as fait l’homme à ton image, et tu lui as confié l’univers, afin qu’en te servant, toi son Créateur, il règne sur la création.

Le dernier document en date de l’enseignement de l’Église sur ce sujet est la lettre Loué sois-tu ! du pape François à destination universelle - ce que nous appelons une lettre encyclique - le 24 mai 2015. Elle s’adresse aux chrétiens du monde entier ainsi qu’à tous les hommes de bonne volonté.
Rappelant que rien en ce monde ne nous est indifférent, il se penche sur la sauvegarde de notre maison commune qui est la Terre et la nature qu’elle abrite. D’une façon impressionnante, il part de la crise écologique, et en répétant peut-être une centaine de fois que tout est lié, il s’élève à une vision globale des problèmes du monde, reliant cette question écologique à toutes les questions de vérité, de justice dans les rapports sociaux, et de vie spirituelle. Selon le pape François, “on voit jusqu’à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure.
Il donne comme boussole aux efforts de notre temps pour sauvegarder la maison commune qu’est la terre de tout orienter vers le bien commun et le développement humain, durable et intégral.

89. … D’où la conviction que, créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, une communion sublime qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble. Dieu nous a unis si étroitement au monde qui nous entoure, que la désertification du sol est comme une maladie pour chacun, et nous pouvons nous lamenter sur l’extinction d’une espèce comme si elle était une mutilation.

90. Cela ne signifie pas que tous les êtres vivants sont égaux ni ne retire à l’être humain sa valeur particulière, qui entraîne en même temps une terrible responsabilité. Cela ne suppose pas non plus une divinisation de la terre qui nous priverait de l’appel à collaborer avec elle et à protéger sa fragilité. Parfois on observe une obsession pour nier toute prééminence à la nature humaine, et il se mène une lutte en faveur d’autres espèces, lutte que nous n’engageons pas pour défendre l’égale dignité entre les êtres humains. Il est vrai que nous devons nous préoccuper que d’autres êtres vivants ne soient pas traités de manière irresponsable. Mais les énormes inégalités qui existent entre nous devraient nous exaspérer particulièrement…

91. Le sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains…. L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complètement indifférent face à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire un autre être humain qui lui déplait…. Tout est lié. Il faut donc une préoccupation pour l’environnement unie à un amour sincère envers les êtres humains, et à un engagement constant pour les problèmes de la société.

93. Aujourd’hui, croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous… puisque Dieu a créé le monde pour tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. Le principe de subordination de la propriété privée à la destination universelle des biens et, par conséquent, le droit universel à leur usage, est une règle d’or du comportement social et le premier principe de tout l’ordre éthico-social. La tradition chrétienne n’a jamais reconnu comme absolu ou intouchable le droit à la propriété privée, et elle a souligné la fonction sociale de toute forme de propriété privée. Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne…. Un type de développement qui ne respecterait pas et n’encouragerait pas les droits humains, personnels et sociaux, économiques et politiques, y compris les droits des nations et des peuples, ne serait pas non plus digne de l’homme.

Quelques pistes de réflexion :

  • Puis-je trouver des exemples où mon attitude vis-à-vis de “la maison commune” porte préjudice ou au contraire sert mon frère proche ou lointain.
  • Peut-on souhaiter la disparition de plusieurs milliards d’êtres humains pour résoudre la question écologique ?
  • Peut-on imposer une solution écologique qui aliène les droits fondamentaux de plusieurs millions d’êtres humains ?
  • Face à un problème de pollution lié à plusieurs causes, peut-on se focaliser sur une cause mineure (la pollution liée aux voitures particulières) en taxant toujours plus les carburants, par rapport à une cause majeure ( la pollution liée au transport aérien et maritime) dont les carburants ne sont pas taxés ?
  • Au sein d’une même communauté (l’Europe ou la planète), peut-on demander aux meilleurs de la classe (les français avec 5 tonnes/an/personne d’émission de CO2) de poursuivre leurs efforts à marche forcée quand leurs voisins (les allemands avec 9 tonnes/an/personne d‘émission de CO2 ou encore les américains et les chinois avec 18 tonnes/an/personne d’émission de CO2) sont très largement en retard ?
  • Peux-t-on imposer une norme à l’intérieur d’un espace (pas de pesticide dans l’alimentation des saumons) sans l’exiger aussi pour ce qui entre dans cette espace (saumon norvégien élevé hors UE avec des pesticides, qui représente 85 % de la consommation en France ?) ou encore les farines animales des poulets abattus en Bretagne et interdites pour la nourriture animale sont exportées en Amérique du Sud pour nourrir les poulets qui reviennent ensuite moins chers concurrencer le poulet français ? Ou une norme sanitaire s’impose à tous avec la même force, ou elle est une injustice !

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