« Fêter le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur ... »
Article mis en ligne le 14 juin 2020
dernière modification le 22 juin 2020

« Fêter le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur ... »

Fêter le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur après deux mois de confinement où nous en avons été privés, cela prend un sens tout particulier. Peut-être avions-nous pris l’habitude de recevoir l’eucharistie d’une façon un peu mécanique et finalement un peu vide… en nous en privant réellement, le Seigneur n’a-t-il pas réveillé notre faim de lui ? De cela il faut vraiment rendre grâce et prendre la résolution de ne plus jamais participer à la messe comme avant, mais de venir communier désormais avec la ferveur des martyrs !

Cette période de jeûne eucharistique forcé nous a aussi aidés à bien recadrer notre foi sacramentelle : privés de sacrement, nous n’avons pas été privés du Seigneur, car il l’avait promis : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Les sacrements, et particulièrement le sacrement de l’Eucharistie, sont des médiations de sa Grâce, et non pas un abracadabra qui produirait en nous la vie chrétienne de façon magique, sans que nous y soyons profondément engagés dans la foi et dans une relation vivante au Seigneur Jésus. Bref, ce confinement nous a donné de revisiter et d’approfondir notre foi eucharistique.

Au travers de l’écran, qui est tout à la fois un passage et une barrière, beaucoup ont pris du temps pour goûter à distance l’Adoration et, croyez-moi, cela ne sera pas sans fruit à long terme. Mais il faut pour cela que nous demeurions dans les grâces que le Seigneur nous a données au travers de la difficulté, et non que nous les oubliions pour passer à autre chose le plus vite possible : si le Seigneur nous a éprouvés, c’est pour que nous en sortions grandis, amoureux, croyants ! Célébrons donc cette Fête-Dieu dans une ferveur renouvelée, et réveillons aussi notre fraternité endormie, puisque, comme dit l’apôtre, « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps »

P. Frédéric Desquilbet